CONTEXTE
Les études de médecine ont la caractéristique d’associer formation professionnelle et enseignement universitaire. Elles sont fortement contraintes par un contexte national d’organisation imposant le numerus clausus de fin de L1 et l’ENC (Examen National Classant en 6ème année), qui limite un certain nombre d’initiatives pédagogiques, notamment les possibilités de collaborations internationales, ou, a fortiori le développement de doubles diplômes.
Plus généralement, l’organisation des études médicales dans la plupart des pays de l’UE n’est pas toujours compatible avec le Processus de Bologne. Le système LMD et les ECTS n’ont pas encore été mis en place dans toutes les facultés de médecine d’Europe.
Cette situation conduit les études médicales à être peu ouvertes à l’international. Ceci est vrai dans la majorité des pays de l’UE.
Ceci a plusieurs inconvénients potentiels :
- Le plus évident est la mauvaise maîtrise de l’anglais par les étudiants en médecine, pénalisant l’ensemble du monde de la recherche médicale française, ainsi sans doute que la place à terme de médecins français dans des organisations internationales et plus généralement la promotion de la médecine française dans le monde ;
- D’autres inconvénients de ces études « tunnelaires » sont probables, tels la démotivation progressive des étudiants, l’absence de valorisation de la curiosité, de l’esprit d’initiative, de la confrontation avec d’autres modèles.
- Parallèlement, les facultés de médecine (et plus généralement l’université française) n’ont pas développé d’offre de cours en anglais pour des étudiants étrangers, limitant ainsi les possibilités d’échanges aux seuls francophones. On peut constater que ce n’est pas la politique d’autres universités, notamment d’ex Europe de l’Est qui se positionnent clairement sur la marche européen de la formation par le développement de cursus en anglais (et parfois en français). C’est également un créneau occupé en France (mais pas en médecine) par des organismes privés de formation supérieure ou par des établissements à statut intermédiaire comme les Institut d’Etudes Politiques, la faculté Paris-Dauphine, l’EHESS.
OBJECTIF DU SEMESTRE
L’objectif est donc de promouvoir les échanges internationaux et la collaboration entre les établissements d’enseignement supérieur par le biais d’un semestre d’études offrant une valeur ajoutée indéniable : la dimension européenne. C’est à cette fin qu’a été développé le Joint Program for European Medical Studies (JPEMS), programme conjoint d’études médicales européennes, qui, à notre connaissance, constitue une grande première en France.
Le programme JPEMS vise plus particulièrement à :
- Réduire les différences entre les cursus médicaux européens
- Promouvoir la collaboration entre les facultés de médecine à travers l’Europe
- Accroître la mobilité des étudiants en médecine
- Offrir la possibilité aux étudiants participant de poursuivre leur formation dans un autre pays et de bénéficier par là-même d’avantages évidents sur les plans linguistique, culturel et pédagogique
- Perfectionner les compétences et les qualifications du personnel de l'enseignement supérieur (médecins/professeurs)
- Améliorer la transparence et la reconnaissance des études et des qualifications (Processus de Bologne)